Dans la cour des grands ! Il existe une liste au monde répertoriant 911 biens répartis dans 151 États (chiffre août 2010). Un travail mené dans le but de cataloguer, nommer et conserver les biens dits culturels ou naturels d'importance pour l'héritage commun de l'humanité. À la lecture de ce terme, vous vous en doutez désormais, il s'agit de la liste du patrimoine mondial – ou patrimoine de l'humanité – établie par le Comité du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Et parmi eux, des lieux et monuments catalans ont été inscrits. Focus ici sur les monuments d'Antoni Gaudí inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO. La Casa Batlló La Pedrera La Sagrada Família La Cripta Güell Le Parc Güell Le Palau Güell La Casa Vicens Mentionnons également : La Torre Bellesguard Les Jardins d'Artigas Les ouvrages d'Antoni Gaudí classés au patrimoine mondial UNESCO La casa Milà, dite "La Pedrera" – Dans cet immeuble résidentiel, Gaudí a créé une structure extrêmement complexe de pierres apparentes et de formes sculpturales érodées. Tous les éléments, des ouvertures percées dans la façade de pierre aux grilles en fer forgé des balcons et aux cheminées, prennent un aspect organique, précurseur de l'architecture expressionniste et de la sculpture abstraite. L'immeuble, restauré par la Caixa de Catalunya et transformé en centre culturel, comprend un étage consacré à des expositions, un auditorium, un appartement-musée aménagé avec du mobilier moderniste et, sous les combles et sur les terrasses, l'Espai Gaudí, où sont expliquées et replacées dans leur contexte la vie et l'œuvre de l'architecte. Inscrite en 1984. Barcelone La casa Batlló – Cet immeuble a été entièrement réformé par Gaudí de 1905 à 1907, aussi bien à l'extérieur (mosaïque polychrome ondulée, colonnes en forme d'os, balcons métalliques en formes de masques, toit imitant le dos d'un dragon) qu'à l'intérieur, où l’architecte a joué avec toute la palette des faïences bleues. Les formes organiques de la façade semblent être liées à la légende de Sant Jordi (Saint Georges), patron de la Catalogne, comme le suggèrent la croix plantée dans l'échine du dragon et les ossements des victimes des monstres sur les galeries. Inscrite en 2005. Barcelone L'œuvre magistrale et ses prémices La façade de la Nativité et la crypte de la Sagrada Família La Sagrada Família, symbole de Barcelone et du Modernisme, est l'œuvre la plus connue de Gaudí, qui y a travaillé toute sa vie, la laissant inachevée à sa mort. Commencé dans le style néogothique en 1882, le projet est repris en 1883 par Gaudí, qui applique tout son savoir architectural à la conception d'une église grandiose. L'architecte prévoit 12 tours pour les apôtres, 4 pour les évangélistes, une pour la Vierge Marie et 1 dernière, la plus haute de toutes, pour Jésus-Christ. Les seules parties construites sous la direction de Gaudí sont l'abside et la façade de la Nativité. Les travaux ont été poursuivis en s'appuyant sur les dessins et maquettes qui ont échappé aux destructions de la guerre civile de 1936-1939. Depuis 1987, le sculpteur Josep Maria Subirachs s'emploie à mener à bien l'achèvement du chantier. Inscrite en 2005. Barcelone La crypte de la Colònia Güell La crypte de l'église conçue par Gaudí pour la Colònia Güell, une cité ouvrière, est l'un des ouvrages les plus remarquables de l'architecture : c'est là qu'il a expérimenté de nombreuses solutions architecturales qu'il a ensuite utilisées pour la construction de la Sagrada Família. La crypte, commandée par Eusebi Güell et commencée en 1908, est le bâtiment le plus original de Gaudí. Il a été le premier à bâtir des voûtes en forme de paraboloïde hyperbolique, telles que celles qui se trouvent sous le porche d'entrée de la crypte ainsi que sur les murs. Inscrite en 2005. Santa Coloma de Cervelló En hommage à la famille Güell Le Park Güell Il était initialement conçu pour devenir une cité-jardin mais Gaudí n'en a construit que les infrastructures (chemins, entrées, place centrale) de 1900 à 1914. Le parc se caractérise par l'utilisation naturaliste de la pierre et par la décoration en céramique, avec l'emploi de trencadis (mosaïque composée de tessons de céramique) qui est présent de toutes parts : sur le célèbre banc ondulé, au plafond de la salle aux 86 colonnes, ou encore sur le grand dragon sculptural de l'escalier principal. Inscrit en 1984. Barcelone Le Palau Güell La résidence urbaine de la famille Güell (1886-1888) a confirmé le talent de Gaudí pour créer des atmosphères particulières. Ainsi, les écuries, au sous-sol, démontrent les possibilités de la brique, aussi bien en tant que matériau de construction qu'en tant que support de création ; le long de l'escalier se fraie un chemin à travers les différents étages du bâtiment ; et la grande salle centrale est surmontée d'un dôme parabolique qui traverse tout l'édifice pour émerger en forme de cône sur la terrasse, entourée de cheminées sculptées sur lesquelles Gaudí a utilisé pour la première fois la technique du trencadis. Inscrit en 1984. Barcelone La Casa Vicens L'un des premiers ouvrages de Gaudí (1883-1888), cette villa résidentielle se caractérise par des arrangements géométriques de brique et de céramique qui recréent l'atmosphère de l'architecture musulmane. Une remarquable grille en fer forgé est inspirée des palmiers nains. En raison d'un agrandissement en 1925-1926, la villa a perdu les magnifiques jardins qui l'entouraient. Inscrite en 2005. Barcelone Le Centre d'Interprétation à Reus, la ville natale de Gaudí La Torre Bellesguard à Barcelone Les Jardins d'Artigas dans la province de Barcelone "Rien n'est inventé, parce que la nature a déjà tout écrit. L'originalité consiste toujours à revenir aux origines.", Antoni Gaudí